Burkini, burqa, niqab, même combat !
Interdisons ces monstruosités dans l'espace public européen et aidons les femmes des pays islamiques (Golfe, Iran, Pakistan, Bangladesh, Afghanistan, Malaisie, Indonésie, pays d'Afrique subsaharienne... et tant d'autres !) à se libérer de tous ces archaïsmes et asservissements religieux.
Héritiers de l'Europe des Lumières, cautionnons ou interdisons at home les pratiques d'un autre âge, religieuses ou coutumières, selon qu'elles sont en conformité ou en contravention avec les droits de l'homme, de la femme et de l'enfant. C'est à cette seule aune que peut être - et doit être - mesurée la légitimé de notre action.
Profitons-en pour interdire l'abattage des animaux de boucherie selon les rites halal et casher (qui impliquent une terrible et inadmissible souffrance animale), et prohibons sans dérogations possibles la mutilation sexuelle que constitue la circoncision des petits garçons à des fins confessionnelles (que les adeptes de cette pratique se fassent mutiler à leur majorité). Il me semble inutile de revenir sur l'excision des petites filles, tant la cause est évidente et entendue.
Le burkini est une atteinte au concept d'égalité entre les hommes et les femmes. En entendant certains commentaires, venant notamment d'une gauche autoproclamée qui se fourvoie en un combat douteux et, selon moi, munichois,  Simone de Beauvoir doit se retourner dans sa tombe.
A de très rares exceptions près (je pense à certaines Occidentales récemment converties à un islam rigoriste), on ne porte pas un burkini : on le supporte. Comment vit-on sous une burqa ? Quel plaisir prend-on aux bains de mer et aux bains de soleil emmurée dans un burkini ?
Si les femmes des pays islamiques concernées par ces diktats sartoriaux pouvaient réellement voter, à bulletin secret et sans crainte de représailles, je doute qu'elles plébiscitent les conditions de leur asservissement vestimentaire et, au-delà, de leur aliénation sociale. 
Vive la laïcité, non au retour du religieux dans l'espace public !
Burkini, niqab et burqa, même combat : dehors !
Vous me trouverez très rarement en situation de défense des droits des femmes, alors profitez-en !
-- another country, commentaire, le 26 août 2016)



Burkini : le monde à l’envers
Décidément, le débat sur le burkini est surréaliste. Prenez Agnès Gruda, de La Presse.
«Le burkini n’emprisonne pas les musulmanes, il les libère», a-t-elle écrit il y a quelques jours.
Pourquoi?
Parce que si le burkini n’existait pas, les femmes musulmanes ne pourraient pas aller à la plage ou à la piscine.
Donc, vive le burkini!
Le burkini, vêtement libérateur...
Mais par quelle logique tordue peut-on arriver à une conclusion aussi absur­de?
Des religieux ultramisogynes obligent les femmes à se couvrir de la tête aux pieds parce que leur corps est sale et on trouve ça libérateur?
L’Occident est vraiment tombé sur la tête!
On est rendu là.
Au lieu de pourfendre une idéologie arriérée qui étouffe les femmes, la go-gauche et le mouvement féministe vantent les vertus du voile et du burkini!
Heureusement que Simone de Beauvoir n’est pas en vie, ce débat la tuerait.
Jamais les militants de la go-gauche et les féministes ne tiendraient ce genre de propos si c’était des extrémistes catholiques qui obligeaient les femmes à se couvrir pour aller se baigner.
Ces gens descendraient dans la rue et condamneraient la misogynie du pape.
Mais parce que c’est une religion «exotique» et «orientale» qui contraint la moitié de l’humanité à porter un burkini à la plage, on trouve ça cool et «libérateur».
Il fut un temps où le mouvement féministe défendait les femmes. Aujourd’hui, le mouvement féministe défend une idéologie.
La haine de l’Occident est en train d’aveugler la gauche.
Les féministes devraient condamner d’une seule et unique voix la miso­gynie islamiste. Au lieu de ça, elles dépensent temps et énergie pour justifier l’injustifiable, sous prétexte que la misogynie orientale (qui est «culturelle») est plus acceptable que la misogynie occidentale (qui, elle, est «politique»).
Aujourd’hui, on dit que le burkini libè­re.
Que dira-t-on demain?...

Le burkini est AUSSI décrié par des intellectuels tunisiens, égyptiens, libanais, saoudiens, marocains et algériens.

Mais les idiots utiles ne mentionneront jamais ces intellectuels arabes antiburkini.

Car ça brise leur rhétorique.

Si des Arabes sont contre la burqa et le burkini, ça veut dire que ce n’est plus une question de racisme et de xéno­phobie. Ça devient un débat sur la place de la religion dans la société et le droit des femmes.

Les méchants Blancs contre les pauvres Arabes. L’extrême droite occi­dentale contre les immigrants issu­s du tiers monde.

Quelle belle histoire!

Quelle belle légende!

Allez, camarades, tous unis contre le racisme!

Pointons du doigt le Front national, qui profite de la vague antiburqa, et oublions les islamistes dans nos rangs, qui se frottent les mains en voyant des intellectuels de gauche défendre «le droit des femmes» de se cacher...

La gauche dénonce l’instrumentalisation du combat antiburkini par l’extrême droite.

Mais qu’en est-il de l’instrumentalisation du mouvement proburkini par les barbus?

«Il n’y a aucune honte à condamner l’extrémisme islamiste et à lui barrer la route par tous les moyens légaux possibles. Il n’y a là rien de politiquement incorrect ou de comparable au discours raciste et antimusulman du Front national...»

Qui a écrit ça? Donald Trump?

Non: Aalam Wassef, un éditeur ÉGYPTIEN.

«La femme qui porte la burqa ou le burkini ne peut pas avoir choisi de porter ce genre de vêtement.»

Qui a dit ça? Marine Le Pen?
Non: Joumana Haddad, journaliste et poétesse LIBANAISE.

À Londres, des idiotes utiles ont manifesté devant l’ambassade française pour défendre le «droit» des musul­manes à porter le burkini.
Ces femmes manifesteraient-elles devant l’ambassade saoudienne ou iranienne pour défendre le droit des musulmanes à porter un maillot?
Poser la question, c’est y répondre.

Les barbus sont heureux. La gauche porte leur message et défend leur droit à opprimer les femmes...
- Richard Martineau, Le Journal de Montréal, 22 et 28 août 2016




Lettre aux Musulmans
"Alors, après les massacres du 13 novembre à Paris, ensuite le massacre de Nice et d’autres crimes individuels, voilà que la communauté musulmane, vous, moi, nos enfants, nos voisins, pratiquants ou pas, croyants ou pas, sommes sommés de réagir. Il ne suffit pas de s’insurger verbalement, de s’indigner encore une fois et dire « ça, ce n’est pas l’islam », non, cela n’est plus suffisant et de plus en plus de gens ne nous croient pas quand on dit que l’islam est une religion de paix et de tolérance.
"Nous ne pouvons plus sauver l’islam, ou plutôt si nous voulons le rétablir dans sa vérité, dans son histoire, si nous voulons démontrer que l’islam ne consiste pas à égorger un prêtre, alors il faut sortir en masse dans les rues et s’unir autour du même message : dégageons l’islam des griffes de Daech.
"Mais notre colère est le début d’une résistance, voire d’un changement radical de ce qu’est l’islam en Europe.
"Si l’Europe nous a accueillis, c’est parce qu’elle avait besoin de notre force de travail. Si la France a décidé le regroupement familial en 1975, c’est pour donner à l’immigration un visage humain. Alors, il faudra nous adapter aux lois et droits de la république.
"Nous devons renoncer à tous les signes provocants d’appartenance à la religion de Mahomet. Nous n’avons pas besoin de couvrir nos femmes comme des fantômes noirs qui font peur aux enfants dans la rue. Nous n’avons pas le droit d’empêcher un médecin homme d’ausculter une musulmane. Nous n’avons pas le droit de réclamer des piscines rien que pour des femmes. Nous n’avons pas le droit de laisser faire des criminels qui ont décidé que leur vie n’a plus d’importance et qu’ils l’offrent à Daech."
-- Tahar Ben Jelloun, écrivain, poète et peintre marocain, Le Monde, 30 juillet 2016


1 comment:

chrisbard said...

Bravo pour cet article !