Saturday, July 18, 2015



Albert Anker, Stillleben mit Kaffee (1877)
(Still life with coffee)
Öl auf grundierter Leinwand (oil on canvas), 45 × 59 cm
Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte, Winterthur

3 comments:

yves said...

presque comme ça que je prends mon p'tit-déj.
oui, je sais, ça fait un peu poseur ; mais, je ne vis qu'une fois (plusieurs vies, certes) jusqu'à la preuve du contraire, alors que ce soit dans un style qui me plaise. comédien, j'ai le sens du théâtre, surtout à la ville.
commentaire de mon ego : pfuiiiii ! le cabot !
bon week-end à toutes et tous.

another country said...

Peut-être un peu alcoolisé pour commencer la journée...

Mais s'il s'agit du déjeuner (dominical ?), les tasses me paraissent bien grandes -- ce qui n'a rien de surprenant en Allemagne ou en Suisse alémanique, contrées où l'autochtone ne recule pas devant une grande tasse de café au lait pour conclure son déjeuner. Le concept d'espresso ou de ristretto n'a pas franchi les Alpes, du moins à cette époque.

J'aperçois le pot de crème. Il s'agit donc d'un grand "(café) crème", peut-être servi à l'occasion du goûter... Dans ce cas, il manque indéniablement une pâtisserie. Faute de goût impardonnable outre-Rhin.

Peut-être s'agit-il d'un de ces "déjeuners/dîners entre hommes" chers à Maupassant ? La carafe de cognac (de brandy ou d'eau eau de vie) plaiderait en ce sens, mais j'ai quelques doutes. De toute évidence, l'absence de cigares et/ou d'éléments typiquement masculins (comme le désordre, par exemple) infirme cette hypothèse.

Conclusion : collation post-déjeuner d'un couple de bourgeois de Suisse alémanique, comme en attestent la nappe empesée et repassée (par la domestique), les tasses en porcelaine joliment ouvragées, la carafe et les verres de belle facture, les petites cuillères en argent qui dépassent timidement des soucoupes, la cafetière de style japonais ou chinois, le sucre offert en abondance, le petit pot de crème et le sens de l'ordre ménager qui sans conteste règne sur la maisonnée...

yves said...

mazette ! je suis mouché ! profond respect admiratif face à cette analyse de situation digne d'un metteur en scène.
quel talent AC.