Tuesday, September 15, 2015














"He looked at a great billow, with overhanging, breaking crest, that came rolling towards them, as though it were not the unconscious result of natural forces, but had a malignant purpose. Nearer and nearer it came and it seemed as though it must inevitably overwhelm them. The frail craft could never withstand that monstrous mountain of water.
'Look out,' shouted the skipper.
He kept the lugger dead before it. Dr. Saunders instinctively clung to the mast. It struck them and it seemed that a wall of water poured over them. The deck was swimming.
They both laughed. But the doctor was sick with fear.
'Fine thing to blow the cobwebs away,'  the skipper added.
Dr. Saunders flinched as he watched the huge waves race after them, and clinging to the mast he swayed away from the sea as the lugger heeled over; and then, as though his weight could make all the difference, swayed back as she rolled.
They were as safe on the lugger as on dry land, and yet he could not prevent the pang of terror that seized him each time that a following wave caught them up and sent a cloud of spoon-drift hurtling along the deck. The water flowed out of the scuppers in a great rush. He was terrified. It seemed to him that it was only by an effort of will that he did not curl up in a corner and whimper.
It was a clear night, with the stars in their myriads twinkling brightly; the sea was rough, and in the darkness the waves looked enormous.
'By God, there's a big 'un," cried Fred.
A huge wall of green water, with a breaking crest, was rushing down on them. It looked as though it must inevitably fall on them, and if it did, the Fenton, powerless to rise to it, must be rolled over and over. The skipper glanced round and jammed himself against the wheel. He steered so that the wave should strike them dead aft. Suddenly the stern slewed off the course and there was a crash and a mass of water swept over the quarter. They were blinded. Then the bulwarks rose above the sea. The Fenton shook herself like a dog stepping onto dry land and the water poured out of the scuppers."
- Somerset Maugham, The Narrow Corner  (1932)

12 comments:

JiEL said...

Mon rêve de naviguer nu sur un voilier.... Pas seul bien sur et accompagné d'un «bel» équipage...

L'avant dernière photo, le voilier en avant plan est une «goélette» qui est sur le modèle de notre voilier canadien, le «Bluenose».
Bluenose qui se retrouve sur notre pièce de 10 cents.

Il a fait plusieurs courses .. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bluenose

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bluenose_II

J'en ai un miniature dans mon salon (120cm x 100cm)

Mon grand père, un ingénieur maritime, en avait un superbe fait par un sculpteur célèbre, ici, de St-Jean Port Joli.

another country said...

J'adore ces maquettes. 120 cm, ça fait une très belle minitaure.

JiEL said...

Je t'enverrai des photos..

another country said...

Envoie plutôt la maquette. Je ferai de la place chez moi.

JiEL said...

OUPS!
Je viens de comprendre mon erreur..
Je ne suis pas encore réveillé... LOL..

120mm X 100mm.... 1,20m par 1m.... Voilà..

Errare humanum est...

yves said...

ça, je peux vous affirmer que je rêve tout éveillé avec plein de loupiottes dans les œils. voui, je vous kife grave sur ce coup-là. put... (tant pis pour le style). aller en pleine mer avec ça sous les pieds ! et ça vie. et ça respire. et ça tremble. et ça vous submerge. et ça vous emporte vers les étoiles et paf ! vous vous r'trouvez au raz de la vague qui sale bien la tronche..
ah ! ma doué ! j'vais en vivre encore plus intensément !
vous avez de fidèles potes à vos côtés. c'est comme une cordée en pleine montagne. tout le monde vit le même événement, en même temps, au même endroit (c'est mieux) et surtout dans un esprit qui vous soude tous sans distinction. qui n'a jamais vécu un tel moment n'a jamais VRAIMENT vécu. ce sont des moments magiques, des instants de vie (et de mort, car le danger vous côtoie en permanence) où vous ne vous occupez QUE DU RÉEL. je peux vous affirmer que la mer ne vous fait aucun cadeau. de l'humilité, encore de l'humilité, toujours de l'humilité.
qui a dit humidité ?
elle devient votre compagne. soyez sur vos gardes. elle vous baisera pas ! non ! elle vous tuera. simplement, ne jamais tricher, l'accepter telle qu'elle est et la respecter. elle est sublime, forte, belle, mystique, TOUT. mais quand elle vous fait une vague de bonheur, là, mais alors là ! la glisse en voilier est une pure jouissance, comme avec vot' 'tit bout d'homme, moui, je veux.

another country said...

Et de belles voiles ! Pas de Fleury-Michon ou Cofidis pour polluer la toile.

yves said...

ah ça, c'est une autre histoire. sans macif, que deviendrait mon chouchou François Gabart ?

another country said...

Oui, c'est une autre histoire.

Erwan. said...

Ses nouvelles se passent ailleurs, n'importe où, de Bornéo à Londres, elles sont pleines d'indiens, d'anglais exilés, de pasteurs, de femmes du monde, d'alcooliques, de femmes de lettres, de femmes trop grosses, de maris trompés, d'extravagants, déçus ou heureux, de pianistes, d'amants secrets.
S.MAUGHAM nous ballade en un style admirable de clacissisme, dans l'empire britannique de l'entre deux guerres, et il n'est pas tendre et même carrément cynique : un délice.
Son imagination est proprement ahurissante, il campe des décors, des personnages, des situations avec une inventivité, un luxe de détails, une finesse psychologique qui accrochent.
C'est léger, facile mais abyssal.
Ironiques, acides, moqueuses, ces nouvelles dégagent un léger parfum de vitriol, un discret fumet naturaliste "à la Maupassant" et une odeur de poule de luxe.
Somerset Maugham savait croquer rapidement, d'un trait continu, caricaturer, en quelques mots bien trouvés, et peindre, de quelques touches, un ou deux travers qui mettent dans l'oeil une étincelle, font pincer les lèvres et donnent l'envie de se mordre les joues.
La méchanceté mêlée de finesse et d'une certaine retenue compassionnelle, voilà tout l'art de ce nouvelliste doué comme pas un.
Finalement, ça se lit comme un roman !

another country said...

Il faut le lire. Tout ne se vaut pas (je suis assez d'accord avec le jugement qu'il portait lui-même sur son oeuvre) mais certains de ses textes écrits au vitriol règlent magistralement leur compte à la bonne société britannique et à son Empire.

another country said...

A ceux qui ne connaissent pas Somerset Maugham, je recommanderais trois titres pour appréhender son univers, trois nouvelles : "Avant la garden-party" (Before the Party), "La lettre" (The Letter) et "Madame la colonelle" (The Colonel's Lady). Les trois nouvelles sont articulées autour du même thème, mais ce thème est central à l'oeuvre de Maugham : ombre et lumière, apparence et réalité.

Ces textes sont disponibles en français.