Monday, May 01, 2017


La peur




Anciens résistants et déportés alertent
contre le « risque mortel » de l’extrême droite

« Nous savons jusqu’où mènent l’intolérance et l’exclusion au pouvoir », ont-ils averti, dimanche, au camp des Milles, à l’occasion de la Journée du souvenir de la déportation.
Une semaine avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, résistants et déportés de la seconde guerre mondiale lancent un appel contre l’extrême droite. La France ne peut pas prendre le « risque mortel » de voir un parti extrême accéder au second tour du scrutin, ont affirmé, dimanche 30 avril, trois figures de la Résistance et de la déportation, dans un appel solennel lu au camp des Milles (Bouches-du-Rhône).
« Nous avons appris durement à reconnaître les visages et les masques de l’exclusion et de la haine », ont écrit trois anciens internés du site mémorial dans un texte lu par son président, Alain Chouraqui, à l’occasion de la Journée du souvenir de la déportation.
« Comme nous reconnaissons les petits calculs, les colères dévoyées ou les aveuglements qui permettent le pire. Aujourd’hui, malheureusement, par-delà les mots et les faux-semblants, nous les reconnaissons bien dans notre pays », ont poursuivi Denise Toros Marter, déportée à 16 ans à Auschwitz, Sidney Chouraqui, engagé volontaire de la France libre, et le colonel Louis Monguilan, résistant, déporté au camp de Mauthausen.
« Nous savons bien que tous ceux qui sont attirés par les extrêmes ne sont pas eux-mêmes des extrémistes. Mais ce fut le cas aussi pour beaucoup de Français ou d’Allemands séduits un moment par Pétain ou Hitler dont ils n’imaginaient pas les horreurs futures. »
« Nous avons connu les “diables ordinaires” »
« Nous ne supportons pas l’idée que les héritiers des politiques antirépublicaines que nous avons connues puissent à nouveau exercer et détourner le pouvoir républicain. (…) C’est aujourd’hui l’extrémisme nationaliste qui risque de conquérir le pouvoir dans notre pays, et qui présente donc le danger le plus immédiat pour nos libertés et pour l’unité de notre peuple », ont-ils prévenu.
« Peu importe que l’on nous accuse de diabolisation. Car nous avons connu les “diables ordinaires” qui peuvent préparer l’enfer. Nous savons jusqu’où mènent l’intolérance et l’exclusion au pouvoir. Nous en connaissons la dynamique meurtrière. »
« Pour notre pays, pour les valeurs de la République, pour nos enfants et petits-enfants, ce risque mortel ne peut pas être pris », ont-ils conclu.
Le camp des Milles, près d’Aix-en-Provence, est le seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact. Il abrite aujourd’hui un musée et un mémorial, engagé dans la lutte contre l’extrémisme.

Source : Le Monde, 30 avril 2017



Dupont Lajoie





Piège à cons







"Le Pen, je dis non", lance l'ancien secrétaire de Jean Moulin

Le résistant Daniel Cordier, qui fut secrétaire de Jean Moulin, juge "monstrueuse" la possible élection de Marine Le Pen à la présidence de la République.

Daniel Cordier a connu les heures les plus sombres de l'histoire de France, et réagi aujourd'hui à la présence du Front national au second tour de la présidentielle. L'ancien secrétaire de Jean Moulin estime, dans une interview au Journal du Dimanche, que l'arrivée de Marine Le Pen à la présidence de la République serait quelque chose de "monstrueux".
Daniel Cordier
Daniel Cordier
"Quand j'imagine Marine Le Pen représenter la France, quand je réalise le risque qu'elle soit élue, je trouve cela monstrueux. Le Pen, je dis non", déclare celui qui est parti à Londres en 1940, alors qu'il n'avait "pas vingt ans", pour entrer dans la Résistance.

"Le Pen, dans la vie politique française, représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Le Pen, c'est la France de la réaction, c'est la France de Maurras qui continue. Ce retour est effrayant", poursuit Daniel Cordier, l'un des 11 derniers compagnons de la Libération encore en vie.
Un appel " sans réserve" à voter Macron
Âgé de 96 ans, il s'exprime pour la "première fois" dans le débat politique. Militant dès l'âge de 17 ans à l'Action française, Daniel Cordier s'était opposé à l'armistice et avait embarqué le 21 juin 1940 à Bayonne pour arriver à Londres. Anti-gaulliste après guerre, il est devenu un homme de gauche et a "toujours voté à gauche, même communiste, une seule fois, contre De Gaulle!", explique-t-il. "J'avais voté Hollande en 2012 et je trouve le résultat décevant".
Daniel Cordier appelle "sans hésitation et sans aucune réserve" à voter pour Emmanuel Macron (En Marche!). "Macron a beaucoup de présence. Quand il est allé visiter l'usine Whirlpool dans une ambiance hostile, il s'est battu. Il a été mieux que je ne l'aurais imaginé".
Interrogé sur les allusions au gaullisme dans les discours de Marine Le Pen et de son nouvel allié Nicolas Dupont-Aignan, l'ancien secrétaire de Jean Moulin considère que ce sont des "mots creux". "Quand je les entends revendiquer cet héritage je le ressens comme une imposture".
Source : Agence France-Presse, 30 avril 2017





Marion Maréchal-Le Pen se « portera garante » de l’abrogation du mariage pour tous

Marine Le Pen s'est engagée à abroger le mariage pour tous. Marion Maréchal-Le Pen veillera à ce que ce soit le cas, si sa tante est élue présidente.

L'abrogation du mariage pour tous figure dans le programme présidentiel de Marine Le Pen. Sur BFMTV, sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, a confirmé que cet engagement serait honoré : ""Ça ne sera pas une priorité mais c'est une promesse qui sera tenue (…) Je m'en porterai garante, d'ailleurs". Contrairement à sa tante, la députée du Vaucluse avait défilé avec la Manif pour tous. 
Les anti-mariage pour tous roulent pour la candidate d'extrême-droite. Marine Le Pen a en effet reçu le soutien de Christian Vanneste. Christine Boutin a également indiqué qu'elle voterait pour la candidate Front National. Enfin, la Manif pour tous appelle à voter contre Emmanuel Macron (Lire Boutin appelle à voter Le Pen, La Manif pour tous à voter « contre Macron »).

Source : Yagg, 1er mai 2017

6 comments:

chrisbard said...

Marin aussi stupide que Marine, car cette loi serait anti-constitutionnelle, donc censurée !

Esta Noche said...

Rien n'est jamais acquis, Chrisbard.

JiEL said...

Petite curiosité bien québécoise....

Ici on a nomme les adeptes des divers partis politiques ainsi: ceux du «Parti Québécois» on les dit «péquistes», ceux de la «Coalition Avenir Québec "CAQ"» on le dit «caquistes».

Si vous étiez ici, les adeptes de votre parti FN de Marine Le Pen pourraient être des «Pénis-tes»... ;-)

Vous seriez alors bien avisés de ne pas vous faire «enculés» pas les «Pénistes»...

Sorry for that one...

Esta Noche said...

On les appelle des "lepénistes", mais le plus souvent, on les appelle "gros cons", tout simplement.

JiEL said...

À chacun ses déplorables....

Esta Noche said...

Entre Mélenchon et Le Pen, nous n'en manquons pas...